TOUT SUR LES FRANÇAIS
OPEN D'AUSTRALIE 2006
Du lundi 16 au dimanche 29 janvier
©AFP
Amélie Mauresmo a versé quelques larmes après la victoire. Victoire en Fed Cup, numéro un mondiale, succès au Masters et maintenant un titre du Grand Chelem : quel palmarès !

 Le site officiel de l'Open d'Australie 

ET AUSSI...
 Les frères Bob et Mike Bryan ont justifié leur statut de favori en s'adjugeant le titre en double messieurs. Les Américains ont disposé en finale du Tchèque Martin Damm et de l'Indien Leander Paes (n°7), 4/6, 6/3, 6/4. Ils s'offrent ainsi leur troisième titre du Grand Chelem (avec Roland-Garros 2003 et l'US Open 2005) pour leur septième finale.

 
SAMEDI 28 JANVIER
 
 

La finale Mauresmo-Henin en images

 La journée du dimanche 29 janvier et la victoire d'Alexandre Sidorenko

La phrase du jour
"On va pouvoir déboucher une bonne bouteille de Château d'Yquem pour fêter ça."

D'Amélie Mauresmo, grande amatrice de bon vin.

Le chiffre du jour
6 Amélie Mauresmo est la sixième joueuse française de l'histoire à inscrire son nom au palmarès d'un tournoi du Grand Chelem en simple. Elle succède à Suzanne Lenglen (8 titres au total, 2 Roland-Garros et 6 Wimbledon), Simone Mathieu (2 Roland-Garros), Nelly Adamson-Landry (1 Roland-Garros), Françoise Dürr (1 Roland-Garros) et Mary Pierce (1 Open d'Australie, 1 Roland-Garros). 

Le fil de la journée
 Sur le toit du monde !
(4h45) -
L'attente aura été longue. A 26 ans, pour sa 32e participation dans un tournoi du Grand Chelem, Amélie Mauresmo accède enfin à son Graal : remporter un titre "majeur". Comme lors de la demi-finale face à Kim Clijsters, la n°1 française s'est imposée en finale par abandon. Malade, Justine Henin-Hardenne a préféré renoncer alors qu'elle était menée 6/1, 2-0, 0-30 sur son service. Les deux championnes n'ont pu retenir leurs larmes : de tristesse pour la Belge, de joie pour Mauresmo. C'est une immense victoire pour Amélie, qui obtient la plus belles des récompenses, elle qui mène une carrière exemplaire. C'est aussi un grand bonheur pour tout le tennis français. Bravo et merci !  Lire l'article
 Ecouter les différentes réactions après le sacre d'Amélie Mauresmo

Du côté de Melbourne
 Amélie en chiffres
L'histoire est connue, Amélie Mauresmo a été "inspirée" par la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros en 1983. Devant son poste de télévision dans la maison familiale de l'Oise, la Picarde a décidé ce jour-là de tout faire pour devenir une championne tennis. De ses premiers titres nationaux à son triomphe australien, sa carrière est ici résumée en quelques chiffres.  Lire l'article

 La place de numéro un en ligne de mire
Amélie Mauresmo sera numéro deux mondiale lundi prochain, lors de la parution du nouveau classement du WTA Tour. Elle sera devancée par Kim Clijsters, mais il y a de bonnes chances pour qu'elle récupère sa place de n°1 mondiale conquise en septembre 2004. En effet, la Belge, blessée à la cheville, est hors circuit pour au moins huit semaines. Et Clijsters ne pourra pas défendre ses nombreux points conquis à Indian Wells et à Miami, où elle avait réussi le doublé. Mauresmo, elle, était finaliste à l'Open Gaz de France et gagnante à Anvers en 2005. Elle devra donc se méfier du retour possible de Maria Sharapova et de Lindsay Davenport, mais elle reste en très bonne position.

 Un dénouement rare
Une finale de Grand Chelem tronquée ou carrément pas disputée, c'est un cas de figure très rare dans l'histoire du tennis. Hommes et femmes confondus, on n'en recense que neuf après l'abandon de Justine Henin-Hardenne. Plus précisément, trois finales n'ont pu être disputées à cause d'un forfait. Six autres ont été "raccourcies". Le premier abandon avait eu lieu à l'US Open en 1902 (victoire de Marion Jones sur Elizabeth Moore 6/1, 1-0), et l'avant dernier à l'Open d'Australie en 1990 (succès d'Ivan Lendl contre Stefan Edberg 4/6, 7/6, 5-2). Côté féminin, l'Open d'Australie avait également été le cadre du dernier abandon en 1965 (Maria Bueno se retirant face à Margaret Smith qui menait 5/7, 6/4, 5-2).

 Un Français en finale messieurs
La finale messieurs sera arbitrée par un Français, le Niçois Pascal Maria. L'arbitrage français a été à la fête dans cet Open d'Australie, puisque Sandra De Jenken était sur la chaise lors du quart de finale Federer-Davydenko.

 Sidorenko en finale
Le tournoi juniors garçons de l'Open d'Australie réussit décidément au tennis français depuis quelques années. Clément Morel s'est imposé en 2002, Richard Gasquet était demi-finaliste. En 2003, Jo-Wilfried Tsonga et Mathieu Montcourt avaient été stoppés en "demies". Et en 2004, Gaël Monfils avait dominé Josselin Ouanna en finale. En 2006, c'est au tour d'Alexandre Sidorenko de briller. Le joueur du TC Paris, entraîné par son père Valéry, s'est qualifié pour la finale. Le Russe Pavel Chekhov, tête de série n°16, n'a pu lui résister (6/4, 6/1). Son adversaire pour le titre est, comme lui, non tête de série. L'Australien Nick Lindhal est le seul à pouvoir priver le triple champion de France individuel (13-14 ans, 15-16 ans et 17-18 ans) d'un premier succès en Grand Chelem.
 Ecouter Alexandre Sidorenko